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| Illustration de "Jim Dessinateur", |
Voix: - Trois mots?
Moi: - Pas plus.
Voix: - C’est d’une banalité!
Moi: - L’évidence même.
Voix: - Est-ce utile de le dire?
Moi: - J’en suis convaincue.
Voix: - Tu parles d’une révélation!
Moi: - T’as vécu sans le savoir…
Voix: - Si, je sais que je vis…
Moi: - Pas moi… j’ai vécu sans le savoir…
Voix: - M’enfin mais c’est quoi « vivre sans le savoir »?!
Moi: - Ne pas savoir vivre… ne pas vivre… sans le savoir… savoir vivre… manquer de savoir-vivre…
Voix: - En gros tu vis, mais t’en sais rien…
Moi: - Je ne l’ai jamais su.
Voix: - Sujet, verbe, complément, « je veux vivre ». Je VEUX.
Moi: - Je crois que tu es en train de comprendre…
Voix: - VIVRE, c’est bien… mais le VOULOIR, c’est encore mieux…
Moi: - Le savoir-vivre, c’est éviter de survivre, et vivre avant-tout.
Voix: - Ce n’est qu’une expression!
Moi: - … elle cache un sens plus profond qu’il n’y paraît.
Voix: - Manquer de savoir-vivre, c’est manquer de délicatesse… rien à voir!
Moi: - Eh bien justement, certains n’ont pas la délicatesse de s’arrêter dans leur course contre le temps. Ils SURVIVENT, SURVOLENT, vivent au-dessus de tout. Ils enjambent tout.
Voix: - Et toi, tu l’as fait?
Moi: - Quoi?
Voix: - Ben t’arrêter…
Moi: - Oui… hier, justement…
Voix: - Alors explique-moi comment on procède pour l’arrêt sur image de la vie?
Moi: - J’ai levé la tête.
Voix: - C’est aussi simple que ça?
Moi: - J’ai levé la tête, et j’ai vu une mouette posée sur un toit… en plein centre-ville… en fait, non… elle était posée sur une sorte de décoration, qui me faisait penser à une marmite en fonte…
Voix: - Tu te fous de moi, là?
Moi: - Non.
Voix: - Donc, une mouette, sur une marmite, ça te fait penser que t’as envie de vivre?!
Moi: - … oui, c’est absurde, voilà le sens de tout ça. J’ai osé lever la tête.
Voix: - Les gens marchent, affairés, pourquoi lèveraient-ils la tête?
Moi: - Parce qu’ils ne veulent pas voir l’absurdité qui les entoure.
Voix: - C’est pas tous les jours qu’on voit une mouette sur une marmite posée sur un toit, en plein centre-ville…
Moi: - Justement… c’est pas tous les jours… et quand ça arrive, on baisse la tête, et on reprend le cours logique du temps.
Voix: - Le temps… il est quantifiable, délimité, segmenté.
Moi: - Ça rassure de se dire qu’on a une montre sur laquelle baisser la tête.
Voix: - Lever la tête, et voir…
Moi: - Lever la tête et vivre…
Voix: - Lever la tête, et affronter ce qu’on ne peut comprendre.
Moi: - Et vouloir…
Voix: - … rire…
Moi: - … puis vivre…
Mimi Bülle.

jolie illu ^^
RépondreSupprimerJ'ai mis ton nom, chui fière d'avoir cette illustration de toi!
RépondreSupprimerEt si ça peut te faire de la pub, ben j'me dis... tant mieux!
merci c'est gentil ! attend de voir l'histoire complete illustrée
RépondreSupprimerCOOOOOOOOOOOOOOOOOOL!!!
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